Membre de la famille des Astéracées, cette grande herbacée annuelle originaire d’Asie est utilisée depuis longtemps en médecine traditionnelle, notamment pour faire baisser la fièvre. On lui reconnaît également des propriétés antibactériennes. Elle a gagné en notoriété en 2015 lorsque la chercheuse chinoise Tu Youyou a reçu le prix Nobel pour ses travaux sur le paludisme : elle a mis en lumière l’efficacité d’un extrait de cette plante, l’artémisinine, capable de ralentir la progression de la maladie ou d’en atténuer les effets. Malgré ces usages, il demeure essentiel de consulter un naturopathe certifié avant toute utilisation médicinale. Au jardin, son feuillage du début de saison, léger comme de la dentelle, attire immédiatement l’œil. Avec le temps, il prend l’aspect de fins rameaux évoquant ceux des conifères. Elle séduit par ses dimensions, sa croissance rapide, sa bonne tolérance à la sécheresse et son feuillage aérien qui compose une toile de fond élégante. C’est également une excellente compagne pour les autres plantes grâce à son effet répulsif sur les insectes nuisibles. Son parfum suave, rappelant à certains la « gomme balloune », se diffuse au moindre frôlement. Elle se sème facilement directement en place et se ressème souvent d’elle-même. Enfin, comme son feuillage repousse les mites, on peut tresser de denses couronnes d’armoise annuelle afin de protéger ses vêtements, sans avoir à subir l’odeur des traditionnelles boules à mites.