Vous cherchez peut-être un chasseur et vous tombez sur un Cessna. La question mérite d'être posée : pourquoi choisir un avion téléguidé jouet à l'allure d'aéroclub plutôt qu'un jet ? L'allure paisible d'un avion-école est précisément ce qui le rend formateur Un chasseur va vite et pardonne peu. Un appareil d'aéroclub vole lentement, et c'est ce qui laisse le temps de réfléchir entre deux corrections. Le profil d'aile épais du Cessna 182 génère beaucoup de portance à basse vitesse : l'appareil se traîne presque, reste stable, et un débutant a le temps de voir venir une inclinaison avant qu'elle ne devienne un virage subi, puis de la corriger sans précipitation. On doit au moteur brushless de tourner régulier et silencieux, ce qui ajoute encore à cette impression de calme. La différence s'entend autant qu'elle se voit. Un moteur à charbons siffle et vibre, celui-ci se contente d'un souffle régulier, bien plus agréable à suivre depuis le sol pendant qu'on cherche à tenir une ligne droite. L'appareil se monte soi-même, premier contact utile avec la structure, la position des servos et la fragilité relative des ailes. On sait ensuite où ne pas appuyer pour le transporter, ce qu'aucune notice ne parvient à faire comprendre. Vient ensuite le gyroscope six axes, qui prend le relais une fois en l'air. Deux heures de charge pour dix minutes en l'air : c'est long, et mieux vaut le savoir avant de n'acheter qu'une seule batterie. Prévoyez aussi les piles AA de la manette. Un vol lent se pratique par temps calme, un vent de quinze km/h suffisant à immobiliser face à lui un appareil de quatre-vingts grammes. Le bon créneau reste tôt le matin ou en fin de journée, quand l'air se stabilise.