Numéro de printemps 2025 — Représentation & résistance Et si raconter, c’était déjà résister? Dans ce numéro, Brins d’éternité s’intéresse aux récits qui donnent forme à ce qui est trop souvent effacé, simplifié ou détourné. Les textes rassemblés ici interrogent les mécanismes de pouvoir, les dynamiques d’exclusion et les tensions qui traversent nos sociétés, tout en affirmant la nécessité de créer, de nommer et de représenter autrement. Entre mémoire, rupture et affirmation, chaque récit devient un geste — discret ou déterminé — pour reprendre place dans le monde. Les chroniques prolongent cette réflexion en explorant les liens entre représentation et résistance. Elles rappellent que les littératures de l’imaginaire ne sont pas seulement des espaces d’évasion, mais aussi des lieux où se construisent des voix, des identités et des solidarités. Là où certaines réalités sont invisibilisées, les récits ouvrent des brèches, déplacent les regards et rendent possible ce qui semblait hors de portée. À travers ces pages, l’imaginaire se révèle comme un espace vivant, traversé par des tensions, mais aussi par une force essentielle : celle de dire, de montrer et de tenir. Éditorial Introduction de Dave Dufour Fictions Sélection principale : Cauchemars sur le Nihl — Alexia Seda Remote — Mathieu Villeneuve & Damien Blass Au bord du gouffre — André Ouellette À la mémoire des années immobiles — Guillaume Voisine La concierge, l’alpha et la cigale — Michèle Laframboise Europa II — Marie-Catherine Daniel Chroniques Représentation et résistance — Madi Haab La nostalgie des fêtes — Nicolas Vigneau Nos Coups de Cœur Lapin — avec Marie Pelletier Impossible ici — avec Marie d’Anjou La voix des rois — avec Pierre-Denis Noël Et si le diable le permet — avec Frédérick Boulay Les rythmes de la poussière — avec Madi Haab