Dans la Malmaison, les pères entretiennent depuis longtemps le silence, nourrissent les panses et multiplient les désidératas : Pampelune, la bougresse, Héléna, la Pimparela, des femmes au destin tragique. Le père est rassuré : le domaine est paisible, endormi. On a fermé la porte de la Maison aux parfums de crainte que la vérité s’en échappe. Son fils, Jeanty, de retour au bercail après une déconvenue amoureuse, entame sa propre quête identitaire. Aliénor, une femme qui compte bien changer le cours des choses, arrive à Noirax avide de réponses.Sous le ciel aveuglant de Noirax sommeille une longue tradition de secrets qu’il faudra un jour détricoter. Dans la Malmaison, les pères entretiennent depuis longtemps le silence, nourrissent les panses et multiplient les désidératas: Pampelune, Héléna, la Pimparela, une lignée de femmes au destin tragique. Le père est rassuré : le domaine est paisible, endormi. On a fermé la porte de la Maison aux parfums de crainte que la vérité s’en échappe. Son fils, Jeanty, de retour au bercail après une déconvenue amoureuse, entame sa propre quête identitaire. Aliénor, une femme qui compte bien changer le cours des choses, arrive à Noirax avide de réponses?, en même temps que la bougresse, qui n’est pas celle que l’on croit. Un rideau se lève. Dans un déploiement gracieux et lyrique ponctué de chansons qui n’ont d’innocent que les apparences, La désidérata est un hommage aux voix qu’on a tenté de bâillonner, le récit lumineux du retour de la vie.Née en 1975 à Ottawa, Marie Hélène Poitras a reçu le prix Anne-Hébert pour son premier roman, Soudain le Minotaure (2002). La mort de Mignonne et autres histoires (Alto, CODA, 2017) a été finaliste au Prix des libraires du Québec. Inspiré par Montréal, où l’autrice s’est établie, son roman Griffintown (Alto, 2012) a remporté le prix France-Québec et a été finaliste au prix Ringuet. Elle a coécrit un essai intitulé Les superbes , paru à l’automne 2016 chez VLB éditeur.