Filmer proprement et faire des loopings avec le même appareil : sur un drone avec camera, les deux ambitions passent rarement le cap du premier vol ensemble. Un drone à figures n'a d'intérêt que si les hélices survivent aux ratés C'est là que les modèles polyvalents déçoivent en général : la première acrobatie ratée touche un mur et une pale casse. Les hélices protégées par des carénages changent la donne, parce qu'un contact latéral se solde par un rebond au lieu d'un remplacement. On ose alors enchaîner les figures à 360° en intérieur, seul moyen de les apprendre vraiment. L'évitement d'obstacles complète la protection en freinant avant l'impact, ce qui limite les contacts au lieu de seulement les amortir. La caméra orientable garde par ailleurs une utilité une fois les acrobaties passées de mode, et c'est ce qui distingue un appareil polyvalent d'un jouet à figures qu'on range au bout de trois semaines. Quant à la radiocommande à grand écran, elle affiche l'image sans smartphone. Deux cent quatre-vingt-dix-huit grammes, cent cinquante mètres de marge utile. Vingt-cinq minutes de charge pour douze minutes de vol : l'un des meilleurs rapports du catalogue, de quoi enchaîner deux sorties dans le même après-midi. Faites de la place avant la première acrobatie en intérieur, les carénages protègent les hélices mais pas les étagères.