Un pilote en combinaison noire, agrippé au guidon, penché dans le virage. La figurine ne bouge pas d'un millimètre. C'est tout le reste qui travaille. Un jet ski radiocommandé se juge d'abord à ce qu'il fait quand vous relâchez la ligne droite. Combien de sorties avant de réussir un demi-tour sur place Deux ou trois, pas davantage. La première se passe en ligne droite, à chercher la bonne dose de gaz. Vient ensuite le moment où l'on comprend l'intérêt du contrôle à 360° : il ne sert pas à tourner, il sert à pivoter. Une inversion des deux hélices et l'engin fait volte-face sur sa propre longueur, sans le grand arc de cercle qu'impose une coque classique. C'est là que le scooter des mers cesse d'être un bateau déguisé et commence à se piloter comme un engin de glisse. La troisième étape se joue par vent levé. Le double moteur donne assez de nerf pour franchir un clapot léger sans se faire arrêter, et le carénage du jet ski se déclipse pour accéder à la batterie avant de se refermer sur les projections. Une heure de branchement pour dix-huit minutes d'eau : le rapport invite à caler la sortie sur une fin d'après-midi plutôt qu'à espérer occuper une journée. Dès huit ans, avec une coque étanche qui supporte sans dommage la récupération les pieds dans l'eau.