Un parfum poudré, intemporel, presque « grand-mère », réchauffé par des épices qui effleurent la peau comme une rougeur. Les artistes expatriées à Paris, les journaux intimes érotiques, les odyssées de la découverte de soi, les petits luxes sensuels du quotidien : un bon café, des bas de soie, des tapis et des tentures, une peau si lumineuse qu’elle semble irradier dans l’obscurité, des amitiés féminines brèves et intenses, et la puissance subversive du langage des femmes… LES CAHIERS SECRETS s’inspire de fragments des journaux d’Anaïs Nin. Pour une nouvelle génération de femmes, Anaïs Nin incarne la voix des mondes érotiques et créatifs intérieurs. Son histoire est faite de vies multiples, à la fois en tant qu’écrivaine et en tant qu’individu privé. Dans le Paris des années 1930, elle s’impose dans les cercles littéraires, soutenant financièrement et artistiquement une communauté d’auteurs. Dans les années 1940, les nouvelles érotiques qu’elle rédige pour un dollar la page font d’elle une pionnière de l’érotisme féminin, bien qu’elles ne soient publiées que peu avant sa mort. En 1966, portée par l’intérêt féministe de la deuxième vague pour la voix des femmes, The Diary of Anaïs Nin est publié par Harcourt Brace et sa reconnaissance littéraire s’élève. Après sa mort, son œuvre est éclipsée par les révélations plus sulfureuses de ses journaux non expurgés, ainsi que par le scandale de sa double vie bigame entre deux continents. Ce n’est qu’à l’ère d’internet que son expression lyrique de la féminité est pleinement réhabilitée et embrassée.