Je marche dans un chemin forestier des Pyrénées, lorsqu’un bruit soudain et proche de feuilles mortes me fait sursauter. Pour être aussi proche de moi, c’est forcément un lézard. Je l'aperçois, m’approche lentement et comme il ne semble pas si peureux, je monte mon objectif macro sur mon appareil photo, effectue quelques réglages et continue à m’approcher. Il ne bouge toujours pas. La peau de son cou semble battre comme au rythme de pulsations cardiaques. Il cligne parfois des yeux. À un moment, il se gratte. Je continue très lentement à m’approcher de lui, jusqu’à la distance minimale que me permet mon objectif, soit une vingtaine de centimètres. Mise au point. Déclenchement. Sourire. Je réalise un certain nombre de clichés, puis m’éloigne comme je me suis approché : tout lentement, afin de ne pas l’effrayer. Tout cela aura duré un bon quart d’heure. Le lézard a beau être un animal commun, il me fascinera toujours. Autant vous dire que j’ai aimé cette pause sur mon chemin.