L’amour à la folie, littéralement. La passion au sens grec du terme. Une folie induite par la torture de ne jamais pouvoir aimer assez l’être que l’on convoite, qui nous anime, même au sein d’une relation pourtant déjà établie. Toute cette tempête sentimentale s’abat autour de Margherita, tournoyant autour d’elle de plus en plus incontrôlablement, telle une tornade destructrice. Pourtant, elle reste ancrée, impassible, insensible peut-être à la tourmente qu’elle a causé, s’élevant droite avec une force tranquille, la seule arme sans doute face à la tempête, sur laquelle elle seule à le pouvoir, telle une déesse de la nature - un qualificatif à la hauteur de la prose utilisée par Cocciante pour traduire la dévotion qu’il lui voue, et réminiscence de références telles que le Printemps de Botticelli.