Ouvrier anonyme, Jean-Claude Morel s’est consacré aux grands chantiers de Montréal. Il a creusé le métro, fait surgir des îles et s’entrelacer des autoroutes. Mais si les tours qu’il a construites au centre-ville en rapprochent certains du soleil, leurs ombres s’allongent jusqu’en bas de la track: le Faubourg à m’lasse est détruit, la rue Notre-Dame rasée, et la famille Morel expropriée. Le vieux Jean-Claude, né durant la Grande Crise, jongle avec ses souvenirs dont il ne sait que faire avant l’entrée en scène de sa petite-fille Catherine. Curieuse de ses racines, celle-ci réveille les mémoires et retricote les liens décousus.Né à Montréal en 1981, Maxime Raymond Bock s’est tourné vers la littérature après un parcours en sports aquatiques et des études en musique. Son premier livre, Atavismes (réédition chez Boréal compact en 2013), a remporté le prix Adrienne- Choquette de la nouvelle 2012. Chez Le Cheval d’août, il a publié Des lames de pierre (2015) et Les noyades secondaires (2017), qui lui a valu d’être finaliste aux Prix du Gouverneur général et au Grand Prix du livre de Montréal en 2018. Les traductions d’Atavismes et Des lames de pierre ont été remarquées par la critique aux États-Unis et au Canada.