14 ans, une anomalie réparée Il y a des soirs qui comptent plus que d’autres, des soirs où tout bascule, où une équipe retrouve sa fierté. Le 22 septembre 2025 en fait partie. Au Vélodrome, l’OM a enfin fait tomber le PSG (1-0) en championnat — une première depuis novembre 2011.b Quatorze ans d’attente, une éternité. Ce succès n’a rien d’anodin : il marque la fin d’un cycle, la fin d’une résignation. Sous la houlette de Roberto De Zerbi, l’OM s’est réinventé. Le club marseillais a retrouvé la profondeur, la variété et l’ambition qui lui manquaient pour exister durablement. Désormais, Marseille ne dépend plus d’un seul homme, mais d’un collectif fort, d’un projet clair. Face à un PSG toujours redoutable, les Marseillais ont opposé autre chose : la cohérence, la discipline et la foi. À Strasbourg, on avait entrevu un frémissement ; contre Paris, la mutation est devenue réalité. De Zerbi a su allier fougue et équilibre, énergie et intelligence. L’OM n’est plus une équipe d’élans, mais une équipe d’endurance. Autre motif d’espoir : la jeunesse. Arthur Vermeeren incarne cette nouvelle génération ambitieuse, inspirée, qui ose. Autour de lui, des jeunes formés au club prennent confiance, épaulés par des cadres retrouvés.La promesse est là : Marseille bâtit enfin sur la durée. Ce soir-là, contre Paris, l’OM n’a pas seulement battu un rival historique : il a retrouvé son âme. Une équipe qui se redresse, un public qui y croit à nouveau, une victoire qui symbolise la renaissance d’un club et d’une ville. Ce n’était pas juste un match gagné. C’était une anomalie réparée. Jean-Michel Ripa – 08/10/2025