On le sentait venir, et ça n’a pas raté : The Marvels est un désastre historique au box-office. C’est toujours triste de voir ses idoles à terre, mais tout ceci aurait pu être évité sans la politique actuelle des studios Disney. Quatre phénomènes se sont conjugués pour entraîner cette débâcle. 1. Disney+. Pour assurer le succès du lancement de sa plateforme de streaming, Disney a imposé à Marvel la mise en chantier d’une foultitude de séries. Cette taylorisation à outrance a eu deux effets délétères : elle a dévalué le label Marvel et gommé son caractère événementiel. Trop de Marvel tue Marvel ! Et la multiplication des projets a entraîné une baisse drastique de la qualité, ce qui n’a pas échappé aux fans, devenus plus sélectifs. 2. M.C.U. L’idée d’un univers partagé était révolutionnaire, mais Marvel a commis l’erreur de tout miser sur cet écosystème. Pour bien comprendre The Marvels, il faut avoir vu trois séries et au moins un film ! De quoi décourager les fans, en particulier les plus jeunes. Pour eux, prendre le M.C.U. en marche, c’est comme démarrer Game of Thrones à l’épisode 3 de la saison 8. 3. Girl Power. Pour s’attirer les bonnes grâces du public féminin, Disney a imposé une féminisation à marche forcée du MCU. Mais la réalité, c’est que l’immense majorité des femmes se moque éperdument des superhéros, masculins ou féminins — elles n’ont jamais été le public historique de ces films. Pendant ce temps, les garçons se demandent où sont passés les héros qui les faisaient rêver il y a seulement quatre ans. 4. Captain Marvel. Carol Danvers ne sera jamais un personnage populaire. Trop puissante, jamais en danger, elle inspire peu d’empathie. Surtout lorsqu’on réalise qu’elle n’est jamais intervenue dans les crises planétaires à répétition du M.C.U. Résultat : The Marvels était un film que personne n’avait envie de voir. Toutes les sorties du M.C.U. ont été reportées d’un an. Le temps est à la reconstruction : réserver le M.C.U. aux seuls films, redonner de vrais leaders aux Avengers, et revenir aux fondements de l’univers Marvel. Alain Bielik