Les clichés ont la vie dure à Hollywood. De film en film, on retrouve les mêmes scènes, les mêmes moments « obligés ». Voici un petit florilège de ces clichés qui nous font lever les yeux au ciel… Combien de fois voit-on un personnage tenter d’intimider un autre en actionnant la culasse de son arme, ce qui veut dire que jusque-là, elle n’était pas chargée… Ce cliché s’est tellement généralisé qu’on le retrouve avant la plupart des scènes d’action impliquant des armes ! Et comment croire qu’un personnage puisse sauter à travers une fenêtre sans être coupé par des centaines d’éclats tranchants ni blessé par la chute ? Tous des Captain America ? Chaque fois qu’un personnage sort un couteau, on a droit à un « Tsching » absurde. Et les lumières d’un hangar qui s’allument avec le bruit de portes qu’on claque… Quand une créature apparaît, elle commence par rugir pendant plusieurs secondes au lieu de bondir en silence comme un vrai prédateur. Et quand elle attaque enfin, ce n’est pas en utilisant ses griffes et ses crocs — non, le monstre va le plus souvent frapper le personnage d’un revers de la main ou de la queue. Trop sympa… Poussons également un soupir face à ces attaques-bélier en voiture : a-t-on idée du degré absurde de synchronisation nécessaire pour qu’une voiture arrive à un croisement exactement en même temps que le véhicule-cible, en pleine ville ? Et c’est si pratique quand les personnages allument la télévision et tombent pile sur la bonne chaîne au moment où le programme parle justement d’un événement qui les concerne. Auteurs et réalisateurs seraient-ils devenus si paresseux qu’ils ne peuvent s’empêcher de recourir à ces grossiers artifices ? À ce niveau-là d’absurdité, ce n’est plus un cliché, c’est une insulte… Alain Bielik