Arthrospira platensis, que tout le monde appelle spiruline, n'est pas une algue au sens strict : c'est une cyanobactérie filamenteuse, apparue il y a plus de trois milliards d'années dans les lacs alcalins d'Afrique et d'Amérique centrale. Les Kanembou du Tchad la récoltent depuis des siècles et la consomment séchée, sous forme de galettes appelées dihé. Rien de nouveau, donc, sinon la précision avec laquelle on sait aujourd'hui l'analyser. Sa composition explique son succès. La spiruline sèche contient environ 55 à 70 % de protéines et fournit les huit acides aminés essentiels, ce qui en fait un appoint intéressant pour les végétariens et les sportifs. On y trouve aussi du fer, du bêta-carotène, des vitamines du groupe B et de la phycocyanine, ce pigment bleu qui concentre l'essentiel de la recherche menée sur la spiruline depuis vingt ans. Notre choix du comprimé n'est pas anodin. La poudre reste la forme la plus économique, mais son goût marqué décourage beaucoup de personnes au bout de trois semaines. Or une cure de spiruline se juge sur la durée, rarement sur dix jours. Le comprimé de 500 mg règle ce problème : il se prend au repas avec un grand verre d'eau, sans excipient superflu ajouté à la matière première. Reste la question du bassin, et elle est décisive : la spiruline se comporte comme une éponge vis-à-vis de son milieu de culture. La nôtre pousse sur l'île de Hainan, dans la mer de Chine méridionale. Ce choix est assumé. La spiruline exige une température élevée et surtout stable toute l'année, ce qu'aucune région française ne permet sur douze mois. Hainan cumule un climat tropical peu contrasté, 1 500 à 2 000 heures d'ensoleillement annuel et une eau de source alimentée par la plus grande forêt tropicale préservée de Chine. Le bassin est certifié agriculture biologique, ce qui encadre les intrants et impose des contrôles annuels. La récolte est ensuite façonnée et conditionnée en Nouvelle-Aquitaine, entre Bordeaux et les Landes.