Classique de la littérature québécoise, Le Torrent révélait déjà à sa parution l’immense talent d’Anne Hébert. Il raconte le drame d’un jeune homme, privé de son enfance et « dépossédé du monde », qu’une mère acariâtre, pour cacher son déshonneur et la faute dont elle se sait coupable, destine à la prêtrise. Les autres textes du recueil exploitent les thèmes de prédilection de l’auteure de Kamouraska : l’amour éphémère ou impossible, l’angoisse et la difficulté de vivre, l’attente de la mort, la recherche d’équilibre et de vérité… L’écriture est dépouillée, mais puissante et toujours d’une grande rigueur. Publié à compte d’auteur en 1950, Le Torrent a révélé l’immense talent d’Anne Hébert. On y trouve déjà les thèmes chers à l’auteure : l’amour éphémère ou impossible, l’angoisse et la difficulté de vivre, l’attente de la mort, la recherche d’équilibre et de vérité. La nouvelle éponyme de ce recueil raconte le drame d’un jeune homme, privé de son enfance et « dépossédé du monde », qu’une mère acariâtre, pour cacher son déshonneur et la faute dont elle se sait coupable, destine à la prêtrise. Le rachat n’aura pas lieu. Le film inspiré de cette nouvelle et réalisé par Simon Lavoie paraît à l’automne 2012. Il s’agit de la troisième adaptation pour le cinéma d’un roman d’Anne Hébert, après Kamouraska (Claude Jutra, 1973) et Les fous de Bassan (Yves Simoneau, 1986).